Louis Segond (1910)
Habacuc 1
1Oracle révélé à Habakuk, le prophète. Share to feedTweet 2Jusqu’à quand, ô Éternel ?… J’ai crié, Et tu n’écoutes pas ! J’ai crié vers toi à la violence, Et tu ne secours pas ! Share to feedTweet 3Pourquoi me fais-tu voir l’iniquité, Et contemples-tu l’injustice ? Pourquoi l’oppression et la violence sont-elles devant moi ? Il y a des querelles, et la discorde s’élève. Share to feedTweet 4Aussi la loi n’a point de vie, La justice n’a point de force ; Car le méchant triomphe du juste, Et l’on rend des jugements iniques. Share to feedTweet 5Jetez les yeux parmi les nations, regardez, Et soyez saisis d’étonnement, d’épouvante ! Car je vais faire en vos jours une œuvre, Que vous ne croiriez pas si on la racontait. Share to feedTweet 6Voici, je vais susciter les Chaldéens, Peuple furibond et impétueux, Qui traverse de vastes étendues de pays, Pour s’emparer de demeures qui ne sont pas à lui. Share to feedTweet 7Il est terrible et formidable ; De lui seul viennent son droit et sa grandeur. Share to feedTweet 8Ses chevaux sont plus rapides que les léopards, Plus agiles que les loups du soir, Et ses cavaliers s’avancent avec orgueil ; Ses cavaliers arrivent de loin, Ils volent comme l’aigle qui fond sur sa proie. Share to feedTweet 9Tout ce peuple vient pour se livrer au pillage ; Ses regards avides se portent en avant, Et il assemble des prisonniers comme du sable. Share to feedTweet 10Il se moque des rois, Et les princes font l’objet de ses railleries ; Il se rit de toutes les forteresses, Il amoncelle de la terre, et il les prend. Share to feedTweet 11Alors son ardeur redouble, Il poursuit sa marche, et il se rend coupable. Sa force à lui, voilà son dieu ! Share to feedTweet 12N’es-tu pas de toute éternité, Éternel, mon Dieu, mon Saint ? Nous ne mourrons pas ! Ô Éternel, tu as établi ce peuple pour exercer tes jugements ; Ô mon rocher, tu l’as suscité pour infliger tes châtiments. Share to feedTweet 13Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, Et tu ne peux pas regarder l’iniquité. Pourquoi regarderais-tu les perfides, et te tairais-tu, Quand le méchant dévore celui qui est plus juste que lui ? Share to feedTweet 14Traiterais-tu l’homme comme les poissons de la mer, Comme le reptile qui n’a point de maître ? Share to feedTweet 15Il les fait tous monter avec l’hameçon, Il les attire dans son filet, Il les assemble dans ses rets : Aussi est-il dans la joie et dans l’allégresse. Share to feedTweet 16C’est pourquoi il sacrifie à son filet, Il offre de l’encens à ses rets ; Car par eux sa portion est grasse, Et sa nourriture succulente. Share to feedTweet 17Videra-t-il pour cela son filet, Et toujours égorgera-t-il sans pitié les nations ? Share to feedTweet