Louis Segond (1910)
Job 23
1Job prit la parole et dit : Share to feedTweet 2Maintenant encore ma plainte est une révolte, Mais la souffrance étouffe mes soupirs. Share to feedTweet 3Oh ! si je savais où le trouver, Si je pouvais arriver jusqu’à son trône, Share to feedTweet 4Je plaiderais ma cause devant lui, Je remplirais ma bouche d’arguments, Share to feedTweet 5Je connaîtrais ce qu’il peut avoir à répondre, Je verrais ce qu’il peut avoir à me dire. Share to feedTweet 6Emploierait-il toute sa force à me combattre ? Ne daignerait-il pas au moins m’écouter ? Share to feedTweet 7Ce serait un homme droit qui plaiderait avec lui, Et je serais pour toujours absous par mon juge. Share to feedTweet 8Mais, si je vais à l’orient, il n’y est pas ; Si je vais à l’occident, je ne le trouve pas ; Share to feedTweet 9Est-il occupé au nord, je ne puis le voir ; Se cache-t-il au midi, je ne puis le découvrir. Share to feedTweet 10Il sait néanmoins quelle voie j’ai suivie ; Et, s’il m’éprouvait, je sortirais pur comme l’or. Share to feedTweet 11Mon pied s’est attaché à ses pas ; J’ai gardé sa voie, et je ne m’en suis point détourné. Share to feedTweet 12Je n’ai pas abandonné les commandements de ses lèvres ; J’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche. Share to feedTweet 13Mais sa résolution est arrêtée ; qui s’y opposera ? Ce que son âme désire, il l’exécute. Share to feedTweet 14Il accomplira donc ses desseins à mon égard, Et il en concevra bien d’autres encore. Share to feedTweet 15Voilà pourquoi sa présence m’épouvante ; Quand j’y pense, j’ai peur de lui. Share to feedTweet 16Dieu a brisé mon courage, Le Tout-Puissant m’a rempli d’effroi. Share to feedTweet 17Car ce ne sont pas les ténèbres qui m’anéantissent, Ce n’est pas l’obscurité dont je suis couvert. Share to feedTweet