Louis Segond (1910)
Job 4
1Éliphaz de Théman prit la parole et dit : Share to feedTweet 2Si nous osons ouvrir la bouche, en seras-tu peiné ? Mais qui pourrait garder le silence ? Share to feedTweet 3Voici, tu as souvent enseigné les autres, Tu as fortifié les mains languissantes, Share to feedTweet 4Tes paroles ont relevé ceux qui chancelaient, Tu as affermi les genoux qui pliaient. Share to feedTweet 5Et maintenant qu’il s’agit de toi, tu faiblis ! Maintenant que tu es atteint, tu te troubles ! Share to feedTweet 6Ta crainte de Dieu n’est-elle pas ton soutien ? Ton espérance, n’est-ce pas ton intégrité ? Share to feedTweet 7Cherche dans ton souvenir : quel est l’innocent qui a péri ? Quels sont les justes qui ont été exterminés ? Share to feedTweet 8Pour moi, je l’ai vu, ceux qui labourent l’iniquité Et qui sèment l’injustice en moissonnent les fruits ; Share to feedTweet 9Ils périssent par le souffle de Dieu, Ils sont consumés par le vent de sa colère, Share to feedTweet 10Le rugissement des lions prend fin, Les dents des lionceaux sont brisées ; Share to feedTweet 11Le lion périt faute de proie, Et les petits de la lionne se dispersent. Share to feedTweet 12Une parole est arrivée furtivement jusqu’à moi, Et mon oreille en a recueilli les sons légers. Share to feedTweet 13Au moment où les visions de la nuit agitent la pensée, Quand les hommes sont livrés à un profond sommeil, Share to feedTweet 14Je fus saisi de frayeur et d’épouvante, Et tous mes os tremblèrent. Share to feedTweet 15Un esprit passa près de moi…. Tous mes cheveux se hérissèrent…. Share to feedTweet 16Une figure d’un aspect inconnu était devant mes yeux, Et j’entendis une voix qui murmurait doucement : Share to feedTweet 17L’homme serait-il juste devant Dieu ? Serait-il pur devant celui qui l’a fait ? Share to feedTweet 18Si Dieu n’a pas confiance en ses serviteurs, S’il trouve de la folie chez ses anges, Share to feedTweet 19Combien plus chez ceux qui habitent des maisons d’argile, Qui tirent leur origine de la poussière, Et qui peuvent être écrasés comme un vermisseau ! Share to feedTweet 20Du matin au soir ils sont brisés, Ils périssent pour toujours, et nul n’y prend garde ; Share to feedTweet 21Le fil de leur vie est coupé, Ils meurent, et ils n’ont pas acquis la sagesse. Share to feedTweet