Louis Segond (1910)
Cantique des Cantiques 5
1J’entre dans mon jardin, ma sœur, ma fiancée ; Je cueille ma myrrhe avec mes aromates, Je mange mon rayon de miel avec mon miel, Je bois mon vin avec mon lait… -Mangez, amis, buvez, enivrez-vous d’amour ! - Share to feedTweet 2J’étais endormie, mais mon cœur veillait… C’est la voix de mon bien-aimé, qui frappe : -Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, Ma colombe, ma parfaite ! Car ma tête est couverte de rosée, Mes boucles sont pleines des gouttes de la nuit. - Share to feedTweet 3J’ai ôté ma tunique ; comment la remettrais-je ? J’ai lavé mes pieds ; comment les salirais-je ? Share to feedTweet 4Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre, Et mes entrailles se sont émues pour lui. Share to feedTweet 5Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé ; Et de mes mains a dégoutté la myrrhe, De mes doigts, la myrrhe répandue Sur la poignée du verrou. Share to feedTweet 6J’ai ouvert à mon bien-aimé ; Mais mon bien-aimé s’en était allé, il avait disparu. J’étais hors de moi, quand il me parlait. Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé ; Je l’ai appelé, et il ne m’a point répondu. Share to feedTweet 7Les gardes qui font la ronde dans la ville m’ont rencontrée ; Ils m’ont frappée, ils m’ont blessée ; Ils m’ont enlevé mon voile, les gardes des murs. Share to feedTweet 8Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Si vous trouvez mon bien-aimé, Que lui direz-vous ?… Que je suis malade d’amour. - Share to feedTweet 9Qu’a ton bien-aimé de plus qu’un autre, Ô la plus belle des femmes ? Qu’a ton bien-aimé de plus qu’un autre, Pour que tu nous conjures ainsi ? - Share to feedTweet 10Mon bien-aimé est blanc et vermeil ; Il se distingue entre dix mille. Share to feedTweet 11Sa tête est de l’or pur ; Ses boucles sont flottantes, Noires comme le corbeau. Share to feedTweet 12Ses yeux sont comme des colombes au bord des ruisseaux, Se baignant dans le lait, Reposant au sein de l’abondance. Share to feedTweet 13Ses joues sont comme un parterre d’aromates, Une couche de plantes odorantes ; Ses lèvres sont des lis, D’où découle la myrrhe . Share to feedTweet 14Ses mains sont des anneaux d’or, Garnis de chrysolithes ; Son corps est de l’ivoire poli, Couvert de saphirs ; Share to feedTweet 15Ses jambes sont des colonnes de marbre blanc, Posées sur des bases d’or pur. Son aspect est comme le Liban, Distingué comme les cèdres. Share to feedTweet 16Son palais n’est que douceur, Et toute sa personne est pleine de charme. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, Filles de Jérusalem ! – Share to feedTweet